"Mais réfléchissez, réfléchissez, vous êtes sur terre, c'est sans remède !' S. Beckett.

"Mais réfléchissez, réfléchissez, vous êtes sur terre, c'est sans remède !' S. Beckett.
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Non je n'vais pas m' flinguer, mais tout de même, j'aimerais bien vous quitter.

"De toute façon Noémie elle s'extasie devant rien. J'sais pas ce qu'elle a". Thanks Mom. Et oui j'ai entendu.

Mais si elle s'extasie Noémie. Devant beaucoup de choses. Devant l'invisible, devant la Nature, quand le vent la traverse, et quand le silence se fait autour de l'être. Quand tout disparaît et que les choses se révèlent, quand la sensibilité s'opère, que la fragilité s'assume. Elle s'extasie devant la poésie, et la littérature en général. Devant les gens aux regards pénétrants qui peuvent tout dire, qui pensent et transcendent l'humanité. Par l'échange de regards remplis de sens et d'émotions. Devant la beauté des acteurs, de leur incroyable force. Devant l'étonnante capacité de certains à croire en l'Homme. Devant les caractères humbles. Devant la force des sentiments. Devant le coeur. Devant l'âme. Devant les mots. Sur la poussière. Dans l'ouragan. Devant les éclairs. Face aux désirs de liberté. Aux rêves, aux pouvoirs de l'imagination, en l'espérance.
Et bien oui je m'extasie, oui j'ai un coeur, non ce n'est pas une pierre, juste quelques parcelles de glaces, mais je connais les sentiments, les émotions aussi je les ressens, désolé de ne plus aimer cette télévision, de ne pas m'intéresser aux mêmes choses que vous, d'être toujours dans mes livres, de ne pas supporter ces conversations et vos réflexions. Mais d'essayer de vous parler, sans être prise au sérieux. Ils ne veulent que des preuves, que des chiffres, que du résultat. Mais le résultat n'est pas l'essentiel. Je peux réfléchir, observer, dire, sans formatage intellectuel. Ne vous déplaise.



*



# Posté le mardi 12 janvier 2010 13:16

Modifié le samedi 16 janvier 2010 10:12

Tout est toujours noir avec toi.

Tout est toujours noir avec toi.
Et ton cadavre.


C'est un narcotique qu'il me faut. Pour "engourdir ma sensibilité". Mes sens. Et ma frustration





"L'unique différence entre un fou et moi, c'est que moi je ne suis pas fou" S.Dali

"Nos cauchemars c'est notre âme qui balaye devant sa porte" J.Deval

"Le corps est le tombeau de l'âme" Platon.

" Je devais un jour opter pour la littérature, qui me paraissait le dernier refuge, sur cette terre, de tous ceux qui ne savent pas où se fourrer" La promesse de l'aube, Romain Gary

" On doit rire de tout. De la misère, de la guerre et de la mort. Est-ce qu'elle se gêne la mort pour se rire de nous ?" P. Desproges

" Il arrive que cette vie si
cruelle et tordue
S'ouvre sur un jardins d'odeurs
Comme en avaient les fleurs"

C. Nougaro.

" Il faudrait essayer d'être heureux, ne serait-ce que pour donner l'exemple" J. Prévert.

" Nous sommes des mannequins montés sur une carcasse creuse et nous avons le foie à la place du coeur" Henry David Thoreau.

" Avec de la mémoire on se tire de tout" A de Musset.

" Sans un élément de cruauté à la base de tout spectacle, le Théâtre n'est pas possible" A. Artaud.

" On ne peut être normal et vivant à la fois" " L'Esprit est Vampire" E. M. Cioran.

" L'Amour est la passion la plus antipolitique" Hannah Arendt.

" Un homme ça peut être détruit, mais pas vaincu" E. Hemingway in Le vieil homme et la mer

" Il y a pour les gens aimants un plaisir infinià trouver dans les accidents d'un paysage, dans la transparence de l'air, dans les parfums de la terre, la poésie qu'ils ont dans l'âme. La nature parle pour eux" H. de Balzac in Illusions perdues

"L 'enfance de l'Art est un lever de soleil" " On se relève de tout, même des chutes sans fond" Noir Désir.

" Mais réfléchissez, réfléchissez, vous êtes sur terre, c'est sans remède!" S. Beckett in Fin de Partie

" Et soudain il éprouve un grand froid, une brûlure, les sensations se confondent, une flamme glacée lui éclate en plein coeur et ondoie dans ses membres, ruisselle le long de sa colonne vertébrale, explose sans un bruit dans sa tête" S. Germain in Magnus

" N'as-tu pas honte de te soucier d'augmenter le plus possible richesses, réputation et honneurs, alors que tu n'as aucun souci de la pensée, de la vérité et de l'amélioration de ton âme, et que tu n'y songes même pas ? Socrate in L'apologie de Socrate ( écrit par Platon).



" Son départ, son absence
Sont pour moi le cercueil;
Et loin de sa présence tout me paraît en deuil."

Extrait de "Une amoureuse flamme" in Odelettes, G. de Nerval.

" Car un poète, sur la terre
Doit lutter contre la misère
Et des détracteurs odieux,
Jusqu'au jour où, brisant ses chaînes,
Le droit vient terminer ses peines
Et le placer au rang des dieux"

extrait de "A Béranger" in Odes et poèmes, G. de Nerval.

" Mon coeur est saturé de plaisir quand j'ai du pain et de l'eau" Epicure.

" Le barbare c'est déjà l'homme qui croit à la barbarie" C. Lévi-Strauss.


" Ô douleur! Ô douleur! Le temps mange la vie,
Et l'obscur Ennemi qui nous ronge le coeur
Du sang que nous perdons croît et se fortifie"

extrait "l'Ennemi" in les Fleurs du mal, C. Baudelaire.

" Prenez un cercle, carressez le, il deviendra vicieux" E. Ionesco in La Cantatrice Chauve.


" Sois sage, ô ma douleur, et tiens-toi plus tranquille.
Tu réclamais le Soir; il descend; le voici:
Une atmosphère obscure enveloppe la ville,
Aux uns portant la paix, aux autres le souci.

Pendant que des mortels la multitude ville,
Sous le fouet du Plaisir, ce bourreau sans merci,
Va cueillir des remords dans la fête servile,
Ma douleur, donne moi la main; viens par ici,

Loin d'eux. Vois se pencher les défuntes Années,
Sur les balcons du ciel, en robe surannées;
Surgir du fond des eaux le Regret souriant;

Le Soleil moribond s'endormir sous une arche,
Et, comme un long linceul traînant à l'Orient,
Entends, ma chère, entends la douce Nuit qui marche"

"Recueillement" in Les Fleurs du mal, C. Baudelaire




" Au-dessus des étangs, au-dessus des vallées,
Des montagnes, des bois, des nuages, des mers,
Par-delà le soleil, par-delà les éthers,
Par-delà les confins des spères étoilées,

Mon esprit, tu te meus avec agilité,
Et, comme un bon nageur qui se pâme dans l'onde,
Tu sillonnes gaiement l'immensité profonde
Avec une indicible et mâle volupté.

Envole-toi bien loin de ces miasmes morbides;
Va te purifier dans l'air supérieur,
Et bois, comme une pure et divine liqueur,
Le feu clair qui remplit les espaces limpides.

Derrière les ennuis et les vastes chagrins
Qui chargent de leur poids l'existence brumeuse,
Heureux celui qui peut d'une aile vigoureuse
S'élancer vers les champs lumineux et sereins;

Celui dont les pensers, comme des alouettes,
Vers les cieux le matin prennent un libre essor,
_Qui planent sur la vie, et comprend sans effort
Le langage des fleurs et des choses muettes!"

"Elévation" in Les Fleurs du mal, C. Baudelaire


" L'étrangeté est le condiment nécessaire de toute beauté" C. Baudelaire.

" Il n'est pas dans la nature humaine de vivre, solitaire, de souvenirs et, de même que les plantes, et tous les produits de la terre, ont besoin de la force nutritive du sol et de la lumière du ciel, qu'ils filtrent sans relâche, afin que leurs couleurs ne pâlissent pas et que leur corolle ne perde pas ses pétales en fanant, ainsi, les rêves eux-mêmes, même ceux qui semblent éthérés, doivent se nourrir un peu de sensualité, être soutenus par de la tendresse et des images, sans quoi leur sang se fige et leur luminosité pâllt." extrait de Le voyage dans le passé, Stefan Zweig.

# Posté le vendredi 29 mai 2009 10:19

Modifié le dimanche 24 janvier 2010 03:17

"Le bonheur n'est pas le fruit de la paix, le bonheur c'est la paix même." Alain

"Le bonheur n'est pas le fruit de la paix, le bonheur c'est la paix même."  Alain
- Pourquoi ne pas éteindre le disque qui tourne en silence? Sans musique il n'y a plus d'intérêt. Oui mais il continue de tourner, ça veut dire qu'elle est toujours là. Comme le fantôme parmi les vivants. On le sent, mais on ne peut ni le voir, ni le toucher. Avec les mots, luisants, dansants, on peut tout construire. Comme les paroles d'une chanson peuvent le faire. L' attraction des sens s'envolent et tournent, tournent toujours plus forts, rien ne les écrase, ils battent le soleil et implosent de lumière, invisibles, invincibles, c'est une brûlure qui détient des pouvoirs de guérison et s'infiltre partout dans le corps, dans chacune de ces cellules pour les recréer, leur donner une autre forme, une autre consistance, un autre lien avec l'esprit. La chaleur peut atteindre des degrés si intenses qu'ils se transforment en flocons et lissent sainement la peau, la recouvre d'un léger voile blanc. Délicatesse. L'Oubli des zéro degrés du dehors, de la neige qui tombe encore et encore. C'est pourquoi il continue de tourner, qu'il doit continuer de tourner, que le mouvement est respiration, libération, que la poussière n'est rien, que l'éternité n'effraie pas. Que les cauchemars cesseront un jour. Que les têtes se délient, que la pensée ne soit plus occultée par une pseudo raison. Que nous tournions sans cesse, parmi les vivants, l'éclat du cristal entre les mains.

# Posté le vendredi 18 décembre 2009 16:21

Modifié le mardi 05 janvier 2010 12:48

A l'abri de la haine ton odeur se répand, lance obstinément la chasse aux démons. Montez, Montez fantômes de l'oublis, et fusillez mes souvenirs trop enfouis qui détiennent mon esprit. Excommunion.

A l'abri de la haine ton odeur se répand, lance obstinément la chasse aux démons. Montez, Montez fantômes de l'oublis, et fusillez mes souvenirs trop enfouis qui détiennent mon esprit. Excommunion.
Nouveau



L'Aube se lève sur le corps en ces temps glaciaux. Les nuages cachent le sourire.
Coupez la fleur de la Rose pour ne garder que les épines. Les épines des maux humains, la froideur contre les vaines mentalités.
Les mensonges archaïques, les guerres d'opinions et la haine au fond des coeurs.
Comme un masque de théâtre surjouant ces absurdités. Les Vomir, et vous les renvoyer dans les yeux, au creux des synapses, dans l'espoir que cette fois, ces zones de connexion n'oublient pas de faire la liaison entre vos neurones.
J'ai coupé les points de jonctions entre mes nerfs, volontairement, dans l'espoir de ne pas être contaminé par la maladie de l'Homme, consistant à bannir l'imagination et la différence. La pire des maladies -intouchable- grimpe en vous à l'aide de crochets faisant éclater votre chair. Ce n'est pas le cri qu'elle installe, mais la suffisance de ce que nous sommes, la vanité dans tous les coeurs. C'est pourquoi je me contente d'un coeur de pierre, prêt à briser l'artifice des vôtres, ou du moins à les faire exploser à votre vue. Quelle prétention, n'est-ce pas ? Mon défaut est de vouloir vous combattre encore quelque temps, avant de vous quitter, de vous fuir. Le crâne assourdit par ce bruit parasite, l'âme écartelée au gré des envies, l'estomac noué, le sentiment terrible du vide. Illusion du don d'ubiquité.





Sentiment.

# Posté le dimanche 18 octobre 2009 09:45

Modifié le samedi 14 novembre 2009 13:04

Devendra Banhart

Devendra Banhart

# Posté le mercredi 29 avril 2009 13:13

Modifié le dimanche 24 janvier 2010 03:36