Et ton cadavre.
C'est un narcotique qu'il me faut. Pour "engourdir ma sensibilité". Mes sens. Et ma frustration
"L'unique différence entre un fou et moi, c'est que moi je ne suis pas fou" S.Dali
"Nos cauchemars c'est notre âme qui balaye devant sa porte" J.Deval
"Le corps est le tombeau de l'âme" Platon.
" Je devais un jour opter pour la littérature, qui me paraissait le dernier refuge, sur cette terre, de tous ceux qui ne savent pas où se fourrer" La promesse de l'aube, Romain Gary
" On doit rire de tout. De la misère, de la guerre et de la mort. Est-ce qu'elle se gêne la mort pour se rire de nous ?" P. Desproges
" Il arrive que cette vie si
cruelle et tordue
S'ouvre sur un jardins d'odeurs
Comme en avaient les fleurs"
C. Nougaro.
" Il faudrait essayer d'être heureux, ne serait-ce que pour donner l'exemple" J. Prévert.
" Nous sommes des mannequins montés sur une carcasse creuse et nous avons le foie à la place du coeur" Henry David Thoreau.
" Avec de la mémoire on se tire de tout" A de Musset.
" Sans un élément de cruauté à la base de tout spectacle, le Théâtre n'est pas possible" A. Artaud.
" On ne peut être normal et vivant à la fois" " L'Esprit est Vampire" E. M. Cioran.
" L'Amour est la passion la plus antipolitique" Hannah Arendt.
" Un homme ça peut être détruit, mais pas vaincu" E. Hemingway in Le vieil homme et la mer
" Il y a pour les gens aimants un plaisir infinià trouver dans les accidents d'un paysage, dans la transparence de l'air, dans les parfums de la terre, la poésie qu'ils ont dans l'âme. La nature parle pour eux" H. de Balzac in Illusions perdues
"L 'enfance de l'Art est un lever de soleil" " On se relève de tout, même des chutes sans fond" Noir Désir.
" Mais réfléchissez, réfléchissez, vous êtes sur terre, c'est sans remède!" S. Beckett in Fin de Partie
" Et soudain il éprouve un grand froid, une brûlure, les sensations se confondent, une flamme glacée lui éclate en plein coeur et ondoie dans ses membres, ruisselle le long de sa colonne vertébrale, explose sans un bruit dans sa tête" S. Germain in Magnus
" N'as-tu pas honte de te soucier d'augmenter le plus possible richesses, réputation et honneurs, alors que tu n'as aucun souci de la pensée, de la vérité et de l'amélioration de ton âme, et que tu n'y songes même pas ? Socrate in L'apologie de Socrate ( écrit par Platon).
" Son départ, son absence
Sont pour moi le cercueil;
Et loin de sa présence tout me paraît en deuil."
Extrait de "Une amoureuse flamme" in Odelettes, G. de Nerval.
" Car un poète, sur la terre
Doit lutter contre la misère
Et des détracteurs odieux,
Jusqu'au jour où, brisant ses chaînes,
Le droit vient terminer ses peines
Et le placer au rang des dieux"
extrait de "A Béranger" in Odes et poèmes, G. de Nerval.
" Mon coeur est saturé de plaisir quand j'ai du pain et de l'eau" Epicure.
" Le barbare c'est déjà l'homme qui croit à la barbarie" C. Lévi-Strauss.
" Ô douleur! Ô douleur! Le temps mange la vie,
Et l'obscur Ennemi qui nous ronge le coeur
Du sang que nous perdons croît et se fortifie"
extrait "l'Ennemi" in les Fleurs du mal, C. Baudelaire.
" Prenez un cercle, carressez le, il deviendra vicieux" E. Ionesco in La Cantatrice Chauve.
" Sois sage, ô ma douleur, et tiens-toi plus tranquille.
Tu réclamais le Soir; il descend; le voici:
Une atmosphère obscure enveloppe la ville,
Aux uns portant la paix, aux autres le souci.
Pendant que des mortels la multitude ville,
Sous le fouet du Plaisir, ce bourreau sans merci,
Va cueillir des remords dans la fête servile,
Ma douleur, donne moi la main; viens par ici,
Loin d'eux. Vois se pencher les défuntes Années,
Sur les balcons du ciel, en robe surannées;
Surgir du fond des eaux le Regret souriant;
Le Soleil moribond s'endormir sous une arche,
Et, comme un long linceul traînant à l'Orient,
Entends, ma chère, entends la douce Nuit qui marche"
"Recueillement" in Les Fleurs du mal, C. Baudelaire
" Au-dessus des étangs, au-dessus des vallées,
Des montagnes, des bois, des nuages, des mers,
Par-delà le soleil, par-delà les éthers,
Par-delà les confins des spères étoilées,
Mon esprit, tu te meus avec agilité,
Et, comme un bon nageur qui se pâme dans l'onde,
Tu sillonnes gaiement l'immensité profonde
Avec une indicible et mâle volupté.
Envole-toi bien loin de ces miasmes morbides;
Va te purifier dans l'air supérieur,
Et bois, comme une pure et divine liqueur,
Le feu clair qui remplit les espaces limpides.
Derrière les ennuis et les vastes chagrins
Qui chargent de leur poids l'existence brumeuse,
Heureux celui qui peut d'une aile vigoureuse
S'élancer vers les champs lumineux et sereins;
Celui dont les pensers, comme des alouettes,
Vers les cieux le matin prennent un libre essor,
_Qui planent sur la vie, et comprend sans effort
Le langage des fleurs et des choses muettes!"
"Elévation" in Les Fleurs du mal, C. Baudelaire
" L'étrangeté est le condiment nécessaire de toute beauté" C. Baudelaire.
" Il n'est pas dans la nature humaine de vivre, solitaire, de souvenirs et, de même que les plantes, et tous les produits de la terre, ont besoin de la force nutritive du sol et de la lumière du ciel, qu'ils filtrent sans relâche, afin que leurs couleurs ne pâlissent pas et que leur corolle ne perde pas ses pétales en fanant, ainsi, les rêves eux-mêmes, même ceux qui semblent éthérés, doivent se nourrir un peu de sensualité, être soutenus par de la tendresse et des images, sans quoi leur sang se fige et leur luminosité pâllt." extrait de Le voyage dans le passé, Stefan Zweig.