"L'unique différence entre un fou et moi, c'est que moi je ne suis pas fou." S. Dali

"L'unique différence entre un fou et moi, c'est que moi je ne suis pas fou."  S. Dali
P S Y C H O P A T E .
# Posté le vendredi 03 juillet 2009 14:39

J'ai bien peur d'avoir raté ma dissertation. Gentil Bac.

J'ai bien peur d'avoir raté ma dissertation. Gentil Bac.
Sans interruptions de pensées, le regard fixe sur ce plafond blanc. Et ses ondulations traînent mon corps dans la perte du temps. Les notions partent, ne sont plus que floues. L'esprit divague à travers un air de Janis Joplin. Une semi obscurité me rappelle à l'écriture, souiller les feuilles à l'encre de mes mots. De cette encre maladive, cet exutoire indispensable. Une tâche noire à gauche des ondulations me revient en tête. Seule entourée du blanc. Ou le poète maudit agressé par la société. C'est un sentiment de fatigue qui s'accroche à mon être aujourd'hui. L'âme est percée de toutes parts, le stress l'irrite et la décourage dans le même temps. Fondre de désillusions au soleil. Emportée par le regret de la solitude. De reconnaître enfin que les autres constituent son poids et peut être sa différence. Que le mal être lui provoquant de sombres envies vient de cette relation à autrui, de ne pas parvenir à s'ouvrir. Intérieurement, ce n'est pas faute d'avoir essayé. Mais si, distinctement, je vous disais que je vais mal, que pourriez vous répondre ? Pourrais-je vous expliquer ce sentiment étouffant qui s'imbibe et gonfle en moi ? Ce sentiment ainsidieux, qui aime à revenir me lacérer de ses écorchantes cordes. Il me blesse petit à petit, de façon tellement continuelle que je m'y habitue. Je deviens introvertie et ne cherche plus à m'imposer à vous. Alors je me tais, et observe. La dynamique des gens me fascinent. Ils passent et repassent. Ne font que passer. Vous me tuer à passer. J'ai l'impression qu'on vit en version accélérer, mais que je n'ai pas la force d'avancer. Une envie déchirante d'hurler me tenaille. S'il vous plaît, arrêtez. Je ne veux pas être oubliée. L'agonie des sens. Mon utopie s'acharne à me transporter loin de vous, dans un brouillard rassurant, où s'entremêle les passions les plus incongrues, les plus inutiles, mais paradoxalement si essentielles. Je vais regretter d'avoir écrit ce texte. J'en arriverai à me détester encore plus, tu verras. Se faire violence pour dissimuler ne pourra pas fonctionner éternellement. La contemplation du passé comme du futur forme des images abstraites, indéchiffrables. Hier, elle m'a dit qu'on ferait mieux de vivre au jour le jour. Oui, mais ce n'est pas possible, vois-tu ? Trop de choses sont bloquées dans ce corps. Et puis je marchais, j'ai remarqué qu'il gelait en été. Un paradoxe. Il paraît tellement futil, inapproprié. Je m'arrête au milieu d'un chemin, celui sur lequel tes pieds ont certainement foulé quelques feuilles mortes. Le vent s'agrippe à ma chemise, j'ai l'impression terrible qu'il veut me forcer à avoir mal. Il me retient à toi, encore. Il me hurle d'ouvrir les yeux, d'affronter son regard qui me fait vaciller. Il me noud, me tort et me meurtrit la chair, me broie, oui parce qu'aujourd'hui il est temps de voir. Tu t'en vas. Et aussi pathétique que cela puisse paraître, j'ai peur. Cette peur qui me tenaille l'esprit autant que le corps. Elle m'empêche de crier, pour oublier, évacuer les sentiments bien trop enfouis. C'est vrai, je n'ai même pas essayé, la lâcheté qui me colle à la peau a rejailli. Elle est la vision d'une nouvelle porte qui me fait tomber. Mes genoux heurtent le sol, une vague de poussière passe, mes mains osseuses agrippent mes cheveux jusqu'à les arracher. La lumière éclatante sur le sol et brouillée de fines gouttelettes d'eau. Tout part, tout se détache de mon corps, ce sont les lambeaux de mon âme. Vivre sans c½ur, dans la froideur. Mon c½ur est gelé, mon corps est gelé, je gèle en plein été.
# Posté le jeudi 18 juin 2009 10:35
Modifié le mercredi 24 juin 2009 03:40

Tout est toujours noir avec toi.

Tout est toujours noir avec toi.
Et ton cadavre.


C'est un narcotique qu'il me faut. Pour "engourdir ma sensibilité". Mes sens. Et ma frustration
# Posté le vendredi 29 mai 2009 10:19
Modifié le vendredi 19 juin 2009 09:05

Plein Bac.

# Posté le samedi 20 juin 2009 11:12

Arrache. Toi.

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Notre humanité glisse de notre corps, et nous quitte à petits feux. A petits feux, oui. Parce que l'on sent d'abord un léger picotement qui nous réchauffe les joues, qui nous rassure. Insidieusement, le mal s'empare de nous, nous obligeant à fermer les yeux et à quitter ce monde ravagé par les haines de chacun. Le calme avant la tempête. Et puis, on prend le temps, celui qu'on ne peut obtenir autrement qu'en s'échappant, on s'y attarde, et tout peut commencer. On sent son corps fléchir sous un poids écrasant, on tente de se retenir à une de ses branches, mais, cruel, tout est déjà tellement coupé. Coupé de cette vision à laquelle on se refusait de participer, parce qu'il était beaucoup plus facile de fuir, et de se rassurer soit même. Le son lourd de la chute retentit. La honte commence à m'envahir, alors seulement, le déchirement brutal de mes yeux cousus au monde onirique m'arrache les entrailles. Je vois. Avec horreur, une vérité accablante. Une vague de désespoir apparaît dangereusement dans mon esprit. Je n'ai pas le temps de la voir venir qu'elle s'engouffre violemment en moi et m'entraîne au plus profond de mon être. Là, à cet endroit, vous devez le connaître, celui que vous seul pouvez voir, où tout est noir et sans issues. Chacun à son néant, ce trou noir si effrayant. Je le hais, il constitue mon vide. Où tout ce que l'on redoute depuis tant d'années ressurgit pour vous faire payer. Oui, il veut me faire payer mon égoïsme, mon incapacité à comprendre notre société. Il fait de plus en plus froid, mes poumons sont pris au piège, j'étouffe. Ma respiration reprend un rythme régulier. Mon corps tournoie de plus en plus vite sur lui-même et me voilà projeter au milieu d'une foule. C'est ici que la vie commence. Je prends une grande bouffée d'air, et j'observe. J'observe pour la première fois le monde se présentant à ma vue. Il défile au ralentit, je peux percevoir chaque détail, de chaque être humain. D'étranges vibrations me traversent, j'ai la capacité de voir n'importe quoi, à n'importe quel endroit. Distinguer ce monde sous ses multiples facettes.



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# Posté le mercredi 13 mai 2009 14:33
Modifié le samedi 16 mai 2009 12:47